L’Europe débute les derniers moments de la campagne électorale pour les élections européennes, qui auront lieu au début de juin, en deux fins de semaine. Le Président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont réalisé une sortie publiquement, au lendemain des célébrations du Jour de l’Europe.
Lors de la conférence de la presse, la phrase est sortie.
«Ceux qui refusent le traité de Lisbonne, qui permet de mieux travailler, qui permettent d'admettre de nouveaux membres, et qui parlent en même temps d'élargissement, nous refusons de leur tendre la main», a déclaré Mme Merkel.
Mme Merkel et M Sarkozy travaillent pour le même parti européen. Il faudrait revenir en arrière pour comprendre l’histoire des institutions européennes. Dans l’article de l’Agence de France-Presse, on peut retrouver des citations intéressantes (http://www.cyberpresse.ca/international/europe/200905/10/01-855177-merkel-et-sarkozy-disent-non-a-une-europe-sans-frontieres.php). Donc celle-ci.
«Angela Merkel a raison», a dit M. Sarkozy, défendant le traité de Lisbonne. «Nous voulons avec Angela Merkel une Europe avec des institutions dignes de ce nom. L'Europe ne peut pas continuer à changer de président tous les six mois, à se mettre d'accord sur le minimum alors que le monde attend qu'elle se mette d'accord sur le maximum».
Le responsable du blocage des décisions et de la recherche du consensus en Europe fut le mythique président français Charles de Gaulle, par sa politique de la chaise vide. En 1966, le compromis du Luxembourg fut trouvé et établit alors la nécessité d'une prise de décision à l'unanimité pour les votes importants. Oui, aujourd’hui, le Royaume-Uni et les autres États membres en profitent pour gagner quelques points dans une négociation, mais cela reste un héritage d’une politique française, à l’époque, où le Royaume-Uni était absent de la communauté européenne économique.
Aujourd’hui, le débat est surtout lié à la question turque et irlandaise. L’Irlande reste encore un des pays, qui ont refusé le compromis du traité de Lisbonne, et la question turque, car elle fait partie du débat électoral de la peur. La Turquie fait peur, car son poids démographique est en croissance, et que l’Occident est en décroissance. De même, la Turquie est vue comme le nouveau bouclier des Américains, pour empêcher la croissance en puissance et en crédibilité de l’Europe.
Malheureusement, les temps ont changé. L’Europe a voulu de la Turquie, mais l’Europe a avancé et décide de déterminer ses frontières, car il est vrai qu’on ne peut pas continuer à s’en agrandir continuellement, sans créer une réelle cohésion politique et de solidarité entre les membres. Je crois que la Turquie ne peut rentrer dans l’Union, car l’union est devenue une institution qui cherche ses repères et son mode fonctionnement. On pourra repenser sur ce sujet, au moment opportun. Il ne faut pas baser notre décision sur une question religieuse, mais sur le côté pratique. L’Europe ne fonctionne pas à 27, dans le système actuel. Sarkozy le dit, on ne peut pas changer de président tous les six mois, même s’il existe le conseil des présidents.
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